Tout savoir sur la réglementation Airbnb à Montpellier

Réglementation Airbnb Montpellier 2025 : nouvelles règles strictes

La Métropole de Montpellier a considérablement durci sa réglementation sur les locations touristiques en octobre 2025. Avec l’application de la loi Le Meur, la ville impose désormais un quota strict de 770 logements dans le centre-ville et réduit la durée maximale de location de 120 à 90 jours par an. Les amendes atteignent maintenant 100 000 euros en cas d’infraction. Cette nouvelle réglementation transforme radicalement les règles du jeu pour les propriétaires souhaitant investir dans la location courte durée.

Quelles sont les nouvelles règles de la loi anti-Airbnb à Montpellier en 2025 ?

Quota de 770 logements dans le centre-ville

La zone à quota couvre l’Écusson, soit 7,3% du territoire montpelliérain où se concentrent 52% des meublés de tourisme déclarés. Ce plafond de 770 logements est déjà atteint, bloquant toute nouvelle autorisation dans ce périmètre géographique.

Pour obtenir une nouvelle autorisation dans cette zone, les propriétaires devront attendre qu’une place se libère. Concrètement, un logement doit être retiré de la liste des meublés touristiques pour qu’un autre puisse être ajouté.

Cette instauration d’un quota vise à préserver le logement permanent face aux 6 000 meublés touristiques recensés actuellement. La Ville de Montpellier cherche à libérer des logements pour les familles et travailleurs, particulièrement dans un marché immobilier sous tension.

Application de la loi Le Meur du 19 novembre 2024

Montpellier applique désormais les nouvelles dispositions issues de cette réforme nationale qui transforme les règles d’urbanisme local. Les propriétaires doivent respecter un diagnostic de performance énergétique obligatoire pour tout logement nouvellement proposé en location touristique.

Les règlements de copropriété établis depuis novembre 2024 mentionnent explicitement l’autorisation ou l’interdiction des locations de courte durée. Cette mesure clarifie enfin les droits et obligations dans les immeubles collectifs montpelliérains.

La procédure de changement d’usage s’alourdit considérablement. Chaque demande nécessite une attestation sur l’honneur confirmant la conformité aux réglementations locales en vigueur. Les contrôles municipaux se multiplient, avec 33% d’augmentation des vérifications en 2024, permettant de régulariser 278 locations illégales sur le territoire métropolitain.

Réduction de la durée de location de 120 à 90 jours

La limitation à 90 jours par an pour les résidences principales entre en vigueur le 1er janvier 2026, suite au vote du conseil municipal du 16 octobre. Cette restriction s’aligne sur les mesures déjà adoptées par Paris, Lyon et Bordeaux dans leur lutte contre la spéculation immobilière.

Laurent Nison, adjoint en charge de l’urbanisme, justifie cette décision par la volonté de permettre aux hôtels d’exercer pleinement leur métier. Les plateformes devront automatiquement désactiver les annonces dépassant ce nouveau seuil, comme le prévoit la réglementation nationale.

Concrètement, un propriétaire louant actuellement sa résidence principale 15 jours par mois devra réduire à 12 jours maximum. Cette mesure vise à limiter les usages opportunistes tout en préservant un complément de revenus raisonnable pour les familles montpelliéraines.

Zone à quota et restrictions géographiques

L’hypercentre montpelliérain fait l’objet de restrictions territoriales particulièrement sévères depuis octobre 2025. Cette délimitation englobe principalement l’Écusson historique, où la concentration de meublés touristiques atteint des niveaux critiques pour l’équilibre résidentiel local.

Les propriétaires détenant des logements bénéficiant d’aide publique ou de dispositifs d’accession à la propriété subissent une interdiction totale de location touristique. Cette mesure vise à préserver l’objectif social initial de ces programmes d’accompagnement immobilier.

Hors de cette délimitation centrale, les règles en vigueur demeurent moins contraignantes mais nécessitent toujours l’obtention d’autorisations préalables. Les communes périphériques de la métropole offrent davantage de flexibilité pour les types de locations courte durée, notamment à Lattes où 449 meublés sont recensés avec des quotas moins restrictifs.

Nouvelle loi copropriété et déclarations obligatoires

Vote à la majorité des deux tiers suffisant

Les assemblées générales de copropriété bénéficient désormais d’une procédure simplifiée pour interdire les locations touristiques. Auparavant, l’unanimité bloquait souvent ces décisions, un seul copropriétaire opposé suffisant à maintenir le statu quo.

Concrètement, dans un immeuble de 15 lots représentant 1000 millièmes, il faut obtenir 667 voix favorables au lieu des 1000 précédemment exigées. Cette modification du règlement permet aux syndics d’organiser plus facilement ces votes décisifs.

Les copropriétaires peuvent ainsi modifier leur règlement intérieur pour encadrer strictement ces activités lucratives. Seules les résidences principales échappent à cette interdiction potentielle, préservant le droit des occupants permanents à un complément de revenus occasionnel.

Attestation sur l’honneur requise

Chaque propriétaire doit fournir une déclaration sur l’honneur certifiant que son projet respecte intégralement le règlement de copropriété en vigueur. Cette pièce administrative devient incontournable lors de toute demande de changement d’usage pour transformer un logement en meublé touristique.

Le document engage juridiquement le déclarant sur la véracité des informations transmises. Les syndics vérifient systématiquement cette conformité avant d’autoriser l’activité locative. En cas de fausse déclaration, les propriétaires s’exposent à des poursuites judiciaires et à l’annulation immédiate de leur autorisation.

Cette mesure vise à responsabiliser les copropriétaires face aux règles collectives. Elle permet aux gestionnaires d’immeuble de contrôler plus efficacement les transformations d’usage, particulièrement dans les résidences où la location touristique pourrait perturber la tranquillité des occupants permanents.

Sanctions et amendes renforcées en 2025

Les contrevenants s’exposent à des amendes civiles doublées depuis l’adoption du nouveau règlement métropolitain. Le montant maximal atteint 100 000 euros par logement transformé illégalement, contre 50 000 euros précédemment en vigueur.

Les infractions relatives au dépassement du quota de 90 jours entraînent une pénalité financière de 15 000 euros, majorée par rapport aux 10 000 euros appliqués jusqu’en 2024. Les fausses déclarations sur l’honneur exposent leurs auteurs à des poursuites judiciaires avec emprisonnement possible d’un an.

Les plateformes numériques subissent également un durcissement des sanctions. Chaque annonce non conforme génère une amende administrative de 12 500 euros. Les services municipaux ont traité 145 demandes de retrait de boîtes à clés depuis septembre, témoignant de l’intensification des contrôles sur le terrain.

Démarches d’enregistrement et de mise en conformité

Depuis le 31 décembre 2021, l’obtention d’un numéro d’enregistrement à 13 chiffres constitue une étape incontournable pour toute location de meublé de tourisme à Montpellier. Cette procédure s’effectue exclusivement en ligne via la plateforme https://montpellier.admin-touriz.fr/, mise à disposition par les services métropolitains.

La demande génère automatiquement et immédiatement votre identifiant unique dès validation du formulaire. Ce numéro doit apparaître sur chaque annonce publiée, qu’elle soit diffusée sur Airbnb, Booking ou tout autre support de communication. Les plateformes désactivent automatiquement les offres non conformes.

Le Service Communal d’Hygiène et de Santé assure le suivi administratif de ces déclarations pour le compte de la Métropole. Les loueurs de chambres d’hôtes dans leur résidence principale peuvent effectuer cette formalité de manière facultative, bien qu’elle reste fortement conseillée pour éviter tout malentendu lors des contrôles.

Impact sur les propriétaires et investisseurs locatifs

Alternatives pour les résidences secondaires

Face aux quotas restrictifs, les propriétaires peuvent se tourner vers la location longue durée traditionnelle qui échappe totalement à ces nouvelles contraintes. Cette option garantit des revenus stables tout en valorisant le patrimoine immobilier sans risque de sanctions.

Les gîtes ruraux dans la périphérie représentent une alternative prometteuse, particulièrement dans les communes limitrophes où la réglementation reste plus souple. Lattes, par exemple, autorise encore 449 meublés avec des quotas moins sévères que l’hypercentre montpelliérain.

La transformation en résidence seniors ou hébergement spécialisé offre également des perspectives intéressantes. Ces formules bénéficient d’un cadre réglementaire distinct et répondent à une demande croissante sur le territoire métropolitain. Les propriétaires peuvent ainsi maintenir une activité locative rentable tout en contribuant à diversifier l’offre d’hébergement local.

Stratégies d’investissement hors zone à quota

Cibler les communes limitrophes de la métropole montpelliéraine constitue une approche judicieuse pour contourner les restrictions du centre-ville. Castelnau-le-Lez, Pérols ou encore Palavas-les-Flots maintiennent des réglementations plus souples tout en bénéficiant de la proximité avec Montpellier.

L’acquisition dans ces territoires périphériques permet de valoriser des biens à prix d’achat avantageux. La charge de l’espace y reste modérée comparativement au cœur de ville, optimisant la rentabilité locative.

Privilégier les zones proches des axes de transport facilite l’attractivité auprès des voyageurs. Les secteurs desservis par le tramway ou à proximité immédiate de l’aéroport captent naturellement une clientèle d’affaires et touristique diversifiée, assurant un taux d’occupation satisfaisant tout au long de l’année.